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COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU CANTON DE SOURDEVAL


 

ACTUALITÉS
Les comités de jumelage en 2008
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Date de mise à jour 05/06/2008

OFFICE DE TOURISME / Manifestations de Juin 2008
3 mars / 27 juin Exposition de printemps à l’écomusée du Moulin de la Sée Maison de l’Eau et de la Rivière à Brouains - « le monde merveilleux de la macrophotographie » par M. GLOUX - découverte des insectes du bocage normand et des techniques de photographies
Dimanche 1 9h00 / 16h30 - Concours de Pêche organisé par l’Amicale du Personnel Communal et Intercommunal à l’étang de la Tessardière de Sourdeval – ouvert à tous – restauration sur place
Dimanche 1 journée - Compétition de Gymnastique à la salle de gym du Parc Saint-Lys à Sourdeval
Dimanche 1 Repas et Kermesse des Ecoles Privées de Sourdeval
Dimanche 1 Run & Bike organisé par le COS Athlétisme à Sourdeval
Lundi 2 14h00 – Concours de Belote organisé par l’Amicale du Temps Libre au rex de Sourdeval
Mercredi 4 10h30 - Heure du Conte spéciale autour d’un tapis de lecture sur le thème de la mer, pour les tout-petits jusqu’à 4 ans à la Médiathèque de Sourdeval – gratuit et ouvert à tous.
Samedi 7 8h30 – journée « entretien des chemins du canton » – RV pour tous les bénévoles à la Mairie de Sourdeval – inscription à l’office de tourisme 02/33/79/35/61
Samedi 7 20h30 – Pièce de théâtre « le nord perdu » proposée par l’association Sée Volt-Face au rex de Sourdeval – suivie d’un débat « le nucléaire face au réchauffement climatique » – 8 € / adulte et 5 € – de 12 ans - réservation 02/33/59/48/45
Dimanche 8 Vide-grenier toute la journée organisé par le Comité des Fêtes au Moulin Foulon à Sourdeval (inscription auprès de Allo’case 02/33/49/51/15)
Dimanche 8 Repas et kermesse des Ecoles Publiques à l’école maternelle des petits lutins de Sourdeval
Dimanche 8 Passage de la Balade du Cœur à Sourdeval - motos
Lundi 9 14h00 - Concours de belote organisé par le club du 3ème âge à la salle des fêtes de Gathemo
Mercredi 11 10h30 - Heure du Conte spéciale autour d’un tapis de lecture sur le thème de la mer, pour les tout-petits jusqu’à 4 ans à la Médiathèque de Sourdeval – gratuit et ouvert à tous.
Vendredi 13 20h45 – Cinéma au rex de Sourdeval
Samedi 14 20h30 – Concert des chorales de Sourdeval et Mortain à l’Eglise de Sourdeval
Dimanche 15 14h/18h - Journée des Moulins à l’écomusée du Moulin de la Sée Maison de l’Eau et de la Rivière à Brouains – M. BLANCHET, fabricant de roues répondra aux interrogations des visiteurs sur l’énergie hydraulique, le fonctionnement des turbines et les aménagements possibles autour des moulins. Entrée gratuite
Lundi 16 19h30 - Randonnée pédestre organisée par les Randonneurs de la Sée – RV sur la place de l’Eglise de Sourdeval pour faire des voitures communes ou 20h00 à la Mairie de Saint-Quentin les Chardonnets – 8 km
Mercredi 18 10h30 - Heure du Conte spéciale autour d’un tapis de lecture sur le thème de la mer, pour les tout-petits jusqu’à 4 ans à la Médiathèque de Sourdeval – gratuit et ouvert à tous.
Vendredi 20 14h00 – Thé dansant organisé par l’Elan au rex de Sourdeval
Vendredi 20 Soirée Fête de la musique au rex de Sourdeval et en extérieur
Samedi 21 13h45 – Concours de Pétanque organisé par l’Amicale des Pompiers au parc Saint-Lys de Sourdeval
Samedi 21 14h00 – course de l’école de cyclisme à Sourdeval, 17h00 course DEP 3-4 / 42Km,  19h00 course DEP 1-2 / 60km
Lundi 23 19h30 - Randonnée pédestre organisée par les Randonneurs de la Sée – RV place de l’Eglise de Sourdeval pour faire des voitures communes ou 20h00 à la Mairie de Brécey – 8 km
Mardi 24 20h30 - Auditions de l’école de musique au rex de Sourdeval
Mercredi 25 10h30 - Heure du Conte spéciale autour d’un tapis de lecture sur le thème de la mer, pour les tout-petits jusqu’à 4 ans à la Médiathèque de Sourdeval – gratuit et ouvert à tous.
Vendredi 27 / samedi 28 / dimanche 29 Tournoi de tennis au Parc Saint-Lys organisé par le COS TENNIS
Samedi 28 10h30 – Tours de magie présenté par Sébastien BLIN à la Médiathèque de Sourdeval – gratuit et ouvert à tous.
Samedi 28 20h30 – « Cabarex » Spectacle de danse organisé par le COS DANSE au rex de Sourdeval - 6 € / adulte et 4 € - de 12 ans - billetterie office de tourisme 02/33/79/35/61
Dimanche 29 Challenge Manche VTT Claude Carlin à Beauficel
Dimanche 29 14h30 - « Cabarex » Spectacle de danse organisé par le COS DANSE au rex de Sourdeval - 6 € / adulte et 4 € - de 12 ans - billetterie office de tourisme 02/33/79/35/61
Lundi 30 19h20 - Randonnée pédestre organisée par les Randonneurs de la Sée – RV sur la place de l’Eglise de Sourdeval pour faire des voitures communes ou 20h00 à l’église de Parigny – 9 km


Date de mise à jour 27/05/2008

Calendrier 2008
Écomusée du Moulin de la Sée - Maison de l'Eau et de la Rivière
  • Samedi 17 mai 2008 : Nuit des Musées

  • "Enquête policière à l’écomusée".
  • Dimanche 15 juin 2008 : Journée des Moulins.
  • Dimanche 6 juillet 2008 : Fête du moulin avec animations, marché du terroir et repas champêtre.
  • Samedi et dimanche 20 et 21 septembre 2008 : Journées européennes du Patrimoine

  • "Patrimoine et création"
  • 3 mars-27 juin 2008 : Exposition de printemps :
    « Le monde merveilleux de la macrophotographie » par M. Gloux
  • 5 juillet-28 septembre 2008 : Exposition estivale
    "La vallée de la Sée : histoire(s) naturelle(s)"

RENSEIGNEMENTS :
Écomusée du Moulin de la Sée

Date de mise à jour 22/03/2007

Un Baron d'Empire : le Général MILLET
Le Conseil Municipal de Sourdeval délibéra le 14 novembre 1858 afin de nommer la partie nord de la rue principale de Sourdeval : Rue Général MILLET.

Mais qui était le Général MILLET ?
Théodore Millet naquit à Sourdeval, le 15 septembre 1776 et est décédé à l’âge de 43 ans, le 15 février 1819, après 26 ans de service et 20 campagnes, d’une maladie de langueur suite à ses pénibles campagnes et blessures …

« Le Général était de petite taille, bien proportionné, solide de corps comme de caractère ; ses cheveux étaient rouges et il avait le front haut ? l’air jeune et intelligent de l’Officier ».
Sa sœur aînée épousa M. VIGEON. Ils eurent un fils, le Dr VIGEON. Ce dernier eut une fille qui épousa Joseph LABICHE, frère de Jules Hyacinthe LABICHE, Sénateur de Sourdeval et dont nous verrons la généalogie.
Son frère Victor, né en 1767, eût une fille qui fut Mme FOUQUE, mère de Ferdinand FOUQUE, mort en 1904, Professeur au Collège de France et membre de l’institut.
Leur sœur cadette, Denise-Guillemine MILLET eut aussi une fille, Madame LORIER, grand-mère de la Comtesse de CHIVRE.

Son père : Denis MILLET, né en 1730, était marchand armurier, cuivrier et étamier, habitait à proximité de l’actuelle rue du Capitaine Duval. Décédé en 1788.

Sa mère : Jacqueline Anne LEMAIGNANT était fille d’un libraire de Mortain né à Bion en 1708. Veuve en 1788 avec 6 enfants. Elle dût économiser pour donner une bonne éducation à ces derniers. L’aîné, Victor, né en 1767, était déjà Chirurgien et Théodore avait commencé des études … qui se trouvèrent interrompues au mois de mai 1793. L’arrondissement de Mortain dût fournir 1028 hommes pour former le 10e bataillon de la Manche car les évènements de la Guerre avait mis la France dans des circonstances difficiles. Victor était sur le point de se marier et préparait son sac de soldat quand Théodore, qui n’avait pas l’âge requis de 17 ans révolus mais qui « avait le cœur aimant d’un frère » comprit les ennuis profonds de son frère aîné et voulut partir à sa place.

Etant en cantonnement en Silésie, il remarqua une jeune Silésienne, une Prussienne, dont les parents commerçants très riches avaient été ruinés par la Guerre. C’est comme cela qu’il épousa vers 1806-1807 Charlotte Frédérique Sophie TOËPFER alors âgée de 17 ans.

« Comme son Chapeau était percé par une balle, Napoléon lui dit : "Vous êtes Normand, vous présenterez votre chapeau à une Cauchoise ! " …. Il n’en fut rien et le mariage se fit même si le Maréchal SOULT voulut s’y opposer ».
Théodore Millet et Charlotte Toëpfer eurent 4 enfants :
  • Théodore, né à Saragosse – Espagne. Parrain : Maréchal SUCHET. Marraine : Maréchale SUCHET. Il n’a laissé qu’une fille, mariée à M. PUYO, ancien Maire de Morlaix et ancien Président de la chambre de commerce de cette ville.
  • Charlotte, née à Sourdeval le 4 janvier 1815. Elle épousa le Vice-Amiral Baron Eugène MEQUET (décédé en 1887). Ils eurent une fille qui épousa le Colonel PONCET.
  • Frédéric, né à Sourdeval le 10 mai 1816. Il eut un fils décédé des suites de la guerre 1870-71, sans postérité
  • Emma, née à Sourdeval en 1818, décédée à Mortain en 1901, épouse de Monsieur JOSSET avec qui elle aura deux fils : Henri JOSSET, Avocat, Maire de Mortain et Léonce JOSSET, ancien Contrôleur des Contributions Directes grâce à qui nous avons pu collationner tous ces renseignements. Son fils Pierre JOSSET, a suivi, comme son bisaïeul, la carrière des armes. Il fut Lieutenant d’Artillerie, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
Décédé le 15 février 1819, Théodore Millet fut inhumé dans le cimetière de sa paroisse natale, à quelques mètres de la croix de pierre qui existait côté sud de l’ancienne église, approximativement sous la chaussée de l’actuelle route allant vers Chérencé-le-Roussel. Ce vieux cimetière, qui entourait l’église, a été supprimé vers 1850 mais la dépouille est restée à sa place.
« La veuve du Général Millet, élevée dans l’opulence, se trouva fort gênée à la mort de son mari mais très instruite, très bonne et femme de tête, entourée de vraies amitiés comme celle du Maréchal SUCHET et de la Comtesse de la Riboisière, de Louvigné-du-Désert, dont le mari était mort dans la désastreuse campagne de Russie 1812, se consacra toute entière à l’éducation de ses enfants.

Don de M. TAFFOUREAU-MILLET
Son histoire militaire :
Les Guerres de la Révolution et du 1er Empire firent sortir 4 Généraux dans le seul MORTAINAIS :
  • GRAINDORGE      St-Pois
  • LECAPITAINE     Lapenty
  • LEGENDRE        Reffuveille
  • MILLET      Sourdeval
Théodore Millet accourut au Chef lieu d’arrondissement de Mortain, à la tête de ses jeunes compagnons d’arme (notamment Charles MOULIN né au Fresne-Porêt, qui deviendra Lt-Colonel et Mourut Maire populaire de Vire en 1853 – il avait 16 ans et 2 jours seulement lorsqu’il s’enrôla). Théodore est incorporé le 16 juin 1793. Juste 3 mois après, il est élu  Lieutenant par la Compagnie … c’est le lendemain de ses 17 ans !

Les ports de Cherbourg et du Havre furent ses premières garnisons, d’oû on surveillait les Anglais. On a dit de ses soldats enthousiastes qu’ils avaient le diable au corps. Notre Théodore ne dût pas être le dernier. La chouannerie à combattre, plus à l’Ouest … il n’avait pas choisi et combattre des français ne fut pas facile. Mais, un militaire est un homme de devoir. A l’occasion d’une escarmouche contre les Vendéens en embuscade, une balle le blessa légèrement au cou. Il mit genou à terre et un autre lui tira dans la hanche … mais la balle fut arrêtée par quelques gros sous qu’il avait dans la poche de sa courte veste. (comme quoi, l’argent fait parfois le bonheur !). Heureux présage de la chance qui devait l’accompagner lors de toutes ses campagnes.

Puis ce fut la campagne d’Italie et la bataille d’ARCOLE où Théodore se signala particulièrement.
« Le 25 prairial an VIII, dans la célèbre bataille de Marengo, où fut joué pour ainsi dire le sort de la France, Théodore se conduisit avec tant d’intelligence de bravoure que pour récompense, il reçut le grade de Capitaine ; il avait 24 ans. »
Il reçut un éclat d’obus à la tête le 4 nivôse an IX, à Mincio, et n’en continua pas moins de se battre, comme à l’accoutumée.

A Boulogne, on préparait une descente en Angleterre ; à l’occasion d’une manoueuve du côté de Dieppes, le Capitaine Millet, embarqué sur une chaloupe canonnière, fut attaqué par des Anglais, bien supérieurs en nombre, le 6 Floréal an XIII. Il échoua sur les bancs de la Somme et fit une telle résistance que les Britanniques durent abandonner. Cette belle défense mérita une lettre de félicitations que Sa Majesté Impériale Napoléon 1er lui fit adresser par le Major Général de l’Armée en témoignage de satisfaction pour cette action d’éclat.

AUSTERLITZ. Après l’Allemagne, l’Autriche et Millet, à la tête d’une Compagnie de Voltigeurs, attire sur lui le regard des plus éminents chefs ; il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur à 29 ans.

« En 1806, dans cette fameuse campagne où la Prusse fut conquise en un jour, Millet fut un des Conquérants : IENA . A cette occasion, Napoléon interroge : Combien d’hommes en face ?
Le Maréchal BEYSSIERES, qui avait fait une reconnaissance répondit : 50 000. L’Empereur demande également à notre Capitaine qui répond : 70 à 80 000. Millet était allé plus en avant dans sa reconnaissance, comme le concéda BEYSSIERES et il ne s’était pas trompé.
Du coup, après la bataille de Pultuck, une promotion eut lieu à Varsovie. Il manquait un Chef de bataillon au 40e Régiment et le Maréchal SUCHET qui connaissait le mérite de Théodore Millet, le fit appeler et le présente à Napoléon qui dit : ‘’il est bien jeune, ce serait une faveur’’. SUCHET fit rappeler à l’Empereur l’histoire de Iéna et Napoléon le nomma.

Puis le cantonnement de Waldenbourg – Silésie – et sa rencontre avec Charlotte TOËPFER dont il tomba éperdument amoureux et qui aurait pu compromettre sa carrière.
Puis la Guerre en Espagne, sanglante et à rebondissements. Des combats de rues où s’illustra le Général LANNES, qui se rendit maître de la Ville de Saragosse. « Millet ne se montra pas au-dessous de sa réputation de courage de sang-froid et d’intelligence, mais ce fut à la bataille d’Ocana, le 19 novembre 1809 qu’il fit preuve d’un talent remarquable, d’une présence d’esprit qui méritait toutes les éloges … dans un moment décisif où le salut d’une armée dépend d’une prompte manœuvre et dans une position où il ne pouvait plus recevoir d’ordre, il ordonna un mouvement rapide et, à la tête de ses hommes, fondit sur les rangs ennemis ; la bataille fut gagnée au moment où elle aurait du être perdue. « Le brevet de Colonel que sollicita pour lui le Maréchal MORTIER, fut la récompense d’un exploit éclatant considéré comme une des causes principales de la victoire. Colonel à 33 ans et Colonel du 40e Régiment qu’il n’avait jamais quitté et où il avait débuté comme simple soldat, quel rêve ! ».

Un an plus tard, il fut appelé au commandement du 121e Régiment du 3e corps d’armée, sous les ordres du Maréchal SUCHET, Duc d’Albuféra, dans l’objectif d’une réorganisation. Il en fit un des meilleurs Régiments de l’armée. « Ce fut à la tête de ce Régiment, que le 10 novembre 1810, à l’affaire de Villel, il fut blessé d’un coup de feu qui lui enleva la première phalange de l’index de la main droite ».

Le 2 mars 1811, il fut nommé Baron de l’Empire (en 1810, il avait été nommé Chevalier de l’Empire – il changea donc ses armoiries). Le 6 août 1811, il fut nommé Officier de la Légion d’Honneur.

Le 13 avril 1811, à l’affaire de Castalla, il est encore frappé d’un coup de feu sur le cou- de-pied droit et d’un autre à la cuisse droite et le 31 du même mois, le Maréchal SUCHET l’informe qu’il a obtenu de l’Empereur qu’il le nomme Général de Brigade. Il avait alors 37 ans.

Puis l’Empire s’écroula. Louis XVIII sut rendre justice au mérite de ces braves militaires sans reproche et le Général Millet figura parmi les décorés de la Croix de Saint-Louis et se retira en ½ solde dans ses foyers… jusqu’au moment où « l’Aigle de l’île d’Elbe le rappela pour l’arracher à la vie tranquille dans laquelle il se reposait au sein de sa famille à Sourdeval ». Il obéit et se rendit dans la place forte d’Amiens en Picardie.

WATERLOO … il reçut l’ordre pour sa part de se retirer dans son pays natal là où il possédait deux fermes (celle de la Tessardière et celle de la Choisinière). « Il se reposait enfin dans le sein du bonheur domestique, lorsqu’une maladie de langueur vint porter un coup funeste au bonheur de cette heureuse famille.
Il ne fit point fortune ; « une honorable médiocrité et une réputation sans tâche furent l’héritage des êtres qui lui étaient chers ».

Le 15 août 1884, l’Amiral Baron Eugène MEQUET offrit à l’église de la Paroisse, un vitrail placé approximativement où était placé le corps, en mémoire de son beau-père le Général Théodore Millet.

Christian MULOT
25-Janvier-2005
Sources : La Revue du Mortainais. (informations : Victor GASTEBOIS. Roger CALANDOT. MM. Henri et Léonce JOSSET).

Blason réalisé par Dominique DUCHEMIN Adhérente du Cercle Généalogique de la Manche


Date de mise à jour 31/10/2005

LES SEIGNEURS DE SOURDEVAL
Robert de Sourdeval, le 1er Seigneur de Sourdeval, prit part à la bataille d’Angleterre aux côtés de Taillefer, en fait Robert 1er de Mortain et il s’établira là-bas après la conquête, ainsi que Bertrand de VERDUN, originaire de Barenton, son Parent. Robert de Sourdeval, fut le 1er Seigneur de Sourdeval. Comme beaucoup d’émigrés, sa femme l’obligea à rentrer. Elles allèrent jusqu’à les menacer de se pourvoir d’autres maris ...
Richard de Sourdeval - de Normandie-, est venu avec les Conquérants Normands, en 1066, à la suite du Comté de Mortain, à la bataille d’Hasting. Sur le Domesday book, on le retrouve plus tard, détenteur de 55 manoirs dans le Yorkshire. Ce texte est traduit de l’arbre généalogique d’un lointain descendant Américain de notre Richard (7).
Il est inscrit sur la liste des Compagnons de Guillaume le Conquérant. A proximité de Sewerby, Yorkshire, Robert de Mortain, ½ frère de Guillaume le Conquérant lui octroie des terres et en 1660 et on lui retrouve un descendant en 1660, entre Bridlington et Hornsea, nommé John SURDEVAL (6).
Après la conquête, Richard de Sourdeval réclame le Yorkshire, la terre de Norman et d’Aze. Dans la terre du Comté de Mortain, il avait en outre reçu du Comte de Mortain, une terre de 2 charruées, soit 1 lieue et ½ de long sur 1 lieue de large mais aussi le Manoir de Scatun, important, un Manoir ravagé, 33 autres Manoirs, 87 villains, 39 bordars, 5 églises, 3 prêtres, un moulin et dans la Ville d’York, deux maisons.

Les "de SOURDEVAL" formaient une branche de la famille de VERDUN, de Barenton. Un franc quartier, ajouté comme brisure dans leurs armoiries, indiquait qu’ils en étaient les puinés. « Ils en furent aussi les plus illustres ».

La charte de fondation de l’Eglise Collégiale de Mortain fait foi que Robert de Sourdeval fonda la prébende nommée « du Fresne ». Pour se faire, il donna la ½ de la paroisse du Fresne etc … (1)

En 1096, C'est ce même Robert de SOURDEVAL accompagna Bohémond, Prince de Tarente, à la 1ère croisade, après avoir bataillé en compagnie des HAUTEVILLE, dans la Sicile, la Pouille et la Calabre. Gautier de SOURDEVAL devint Connétable d'Antioches . BEAUDOUIN, Prince d'Antioches en 1134 lui avait donné un Palais à Laodicée.
D'après Guillaume de Tyr, un Robert de SOURDEVAL s'établit en Orient et sa postérité s'y propagea. Comme dernier souvenir de ce guerrier, son écusson est accroché aux voûtes du Musée des Croisades, au Château de Versailles. Lors de la 2ème croisade, BEAUDOUIN III refusa de confier la défense, très, trop, périlleuse, d'Antioches - le Château d'Hatab - au renommé Robert. Il préféra livrer place aux Grecs et donna le signal de départ en 1148.

Un Rualon de Sourdeval est témoin dans une charte de Richard, Evêque d'Avranches, signée entre 1171 et 1182.
Pour les membres de la famille de Sourdeval, restés en Normandie, nous les retrouvons distribuant constamment leurs offrandes aux maisons religieuses du pays, Collégiale de Mortain, Prieuré du Rocher, Abbaye de Savigny, Abbaye Blanche et au Prieuré de Moutons.

Blason des de VERDUN


Blason des de SOURDEVAL
LES LE MOINE, LEMOYNE ou LE MOYGNE
Richard de SOURDEVAL, dernier connu, semble n'avoir eu qu'une fille Maheust, qui aurait épousé Guillaume LE MOYGNE. Entre 1210 et 1223, c'est donc un LE MOYGNE qui est le Seigneur de Sourdeval.
Cette famille avait la particularité que les hommes se nommaient : LE MOYGNE et les femmes, de SOURDEVAL.

POURQUOI LE MOINE ?
Car les armes des Chevaliers de cette maison paraissaient presque tout noir ... comme les moines (la plupart étaient vêtus en noir).

6 mars 1204 - Château Gaillard tombe. La Normandie perd son autonomie. Lors de la confiscation de la Normandie sur Jean-Sans-Terre par Philippe Auguste, les LE MOYNE conservèrent Sourdeval.

1210 - Guillaume LE MOINE renonce à une aumône de terre devant Hugues, Evêque de Coutances.
1236 - Il promet un quartier de seigle de rente annuelle sur son moulin de Sourdeval, pour le luminaire de l'église.
Il a un fils Richard.

1250 - Richard, fils de Guillaume et de Maheust, surnommé le NOIR MOINE (voir plus haut) fut du voyage d'Egypte avec Saint-Louis, mais contrairement à plusieurs Seigneurs du Mortainais, il ne fut pas victime du naufrage de la Nef Blanche où tant périrent, puisque en 1272, il comparait à Tours avec les Chevaliers du baillage du Cotentin. Il y passa au Roi sa soumission de son ½ fief de Sourdeval.

Richard eut un fils, Robert, Seigneur de Sourdeval, qui confirme le don de son aïeul par charte en date de 1331. Je suppose qu'il s'agissait d'une offrande à l'Abbaye de Savigny, à l'Abbaye Blanche de Mortain, au Prieuré du Rocher [de Mortain] à celui de Moutons et à la Collégiale de Mortain. (2)

Pentecôte 1313 - " Philippe-le-BEL, ayant assemblé à Paris les Seigneurs de distinction du Royaume, créa un grand nombre de Chevaliers : Robert LE MOYNE, Raoul d'ARGOUGES, Fernand de BRUCOURT, Guillaume MALLET et Jean TESSON, tous Normands, furent tous de ceux qui reçurent cet honneur ".
1362 - Sont mentionnés Raoul LE MOYNE et sa femme, Jeanne de GUERRE.

Il semble qu'un 2nd Robert succéda au précédent car un Robert LEMOINE rend aveu du fief de Sourdeval le 23.10.1394 et le tenait encore en 1401. (3)

1376 - Guillaume LE MOYNE est Seigneur de Sourdeval. Jehan, Robert et Raoul sont certainement ses enfants. Devenu veuf, il épouse en 2ndes noces, vers 1390, Jeanne de JUVIGNY. La Seigneurie de Sourdeval passe à son fils Robert.

Ledit Robert épousa Philippine de Saint-Marie, dont il eut un fils, Jean LE MOYNE, qui fut Seigneur de Sourdeval.

1420 - Jeanne de Juvigny, Veuve de Guillaume LE MOINE, n'a pu s'opposer à l'envahisseur Anglais que par la force des larmes et leur a offert sa soumission. C'est d'ailleurs certainement en récompense de cet acte de faiblesse que son fils Jehan, Chevalier est devenu Vicomte de Rouen ; il l'était d'ailleurs toujours en 1447, après la Guerre de Cent ans et le retour de la Normandie à la France.

Il est probable qu'en 1420, Robert était déjà mort et que Philippine et son fils Jean, encore en bas âge, durent se soumettre et que plus tard, Charles VII, Roi de France, qui avait attribué la Seigneurie de Sourdeval à Jean de Carbonnel à cause de cette soumission, permit que Jean LE MOYNE conserva le titre de Seigneur de Sourdeval lorsque ce dernier se soumit également mais au Roi de France , à l'époque de l'expulsion des Anglais. D'ailleurs, son fils Gilles, conserva également son titre de Seigneur de Sourdeval-les-Bois au diocèse de Coutances.

C'est sans doute ce Jehan LE MOYNE qui épouse Judith de GRIPPEL vers 1447, fille de Jean GRIPPEL, Ecuyer, Seigneur de la Lande et de Catherine de la FRESNAIE.

Jehan a un fils, Pierre LE MOYNE, Seigneur de Sourdeval.
En 1465-1520 : Le Seigneur de Sourdeval est Pierre LEMOYNE ; il rend aveu le 15/6/1490 pour un 1/2 fief de haubert.
A partir d'ici, 3 généalogies différentes. Elles suivent dans l'ordre et proviennent de l'Abbé Picard, la Revue du mortainais. La troisième est tirée d'un extrait d'ouvrage imprimé par LEBEL, d'Hyppolythe SAUVAGE.

************************************************D'après l'Abbé Picard :

Pierre LEMOYNE a 3 fils :
  • Ambroise, mort sans postérité
  • Jehan, Prêtre Bachelier en Loi, Chanoine de l'Eglise Collégiale de Mortain, Curé d'Apres, et de Notre-Dame de Tinchebray et Seigneur de Sourdeval jusqu'en 1552, date de son décès.
  • Guillaume, Sgr de Rouxeville qui épouse Harchemine DESVAULX
Guillaume LEMOINE et Harchemine DESVAULX ont 5 enfants qui suivent :
  • Jehan, Sgr de Sourdeval et Rouxeville de 1552 à 1580 (date de son décès). à Jacques, Prêtre chanoine et grand doyen de l'église Collégiale de Mortain, Curé de Sourdeval de 1548 à 1594, de Husson de St-Sever et de Juvigny
  • André, Sgr de Beauchêne, Chevalier de l'Ordre du Roy, Gentilhomme de sa chambre qui épouse Françoise DUBOIS, Veuve en 1ère noce du Sieur Chillais de Saintonge, Député aux Etats de Blois en 1576 par la Noblesse du Baillage de Caen. Décédé en 1591 et inhumé dans l'église de Sourdeval. Son coeur fut transféré à la Collégiale de Mortain.
  • Guillaume, Sieur de la Morinière et du Bois du Fresne
  • Gabrielle qui épouse Hugues de MONT-BRIDE, Sieur du Hamel
En 1552, ils se partagent l'héritage entre les 4 frères mais dotent Gabrielle, leur soeur.
A Jehan, revient la Tessardière, à Jacques, la terre des Moulins, les terres des Géberdières en la Sieurie de Brulays et des rentes. André reçut la Grosserie en Vengeons et Guillaume 18 acres de terre et 15 livres de rente.
André LEMOINE et Françoise DUBOIS eurent 7 filles - 1595 : extinction du nom. Jacques LEMOYNE fut le dernier du nom. Suivent les 7 filles :
  • Isabeau épousa Martin du Bosc - descendant au XIe degrés de Robert de Mortain, ½ frère de Guillaume - Sieur de Mandreville et de Bournville, près Rouen, décédé ca 1597.
  • Anne +1608 à Paris qui épouse Jean de POILLEY natif des environs de Fougères. Il est Gouverneur de Mortain de 1591 à 1625, date de son décés et est inhumé dans la Collégiale de Mortain
  • ?? mariée à M. de FOTENAILLES
  • ?? mariée à M. de MESNIL-BARRE
  • Léonore, mariée à M. de GRIMOUVILLE, Baron de Larchamps (ils auront une unique fille héritière qui épousera M. FAUVEL de LEBIZE
  • ehenne x en 1569 René de LANGLE, fils de Jehan de LANGLE
  • ?? mariée à M. SAFFRAY-DE-VIMONT
Isabeau et Martin du Bosc eurent 7 enfants qui suivent :
  • André, Sr d'Emandreville et de St-Victor, Chevalier de l'Ordre du Roy, Maréchal des Camps ...
  • Renée qui x ca 1598 Gilles FORTIN, Sr du Beaupré
  • Nicolas, Sr de Bourneville
  • Augustin, Prêtre et grand Doyen de la Collégiale de Mortain
  • Magdeleine qui x Me Pierre HEURTAUT, Sr des Domaines, Dr en Médecine, Secrétaire de la Chambre du Roi.
  • Louise qui x Jacques de la Champagne (de Plombs).
  • Léonore qui épouse Robert BONNET, Sr de Neauphes-sur-Dives, mort au-dit lieu le 15/4/1637
****************************************D'après la Revue du Mortainais :

Pierre LEMOINE, Chevalier Sgr de Sourdeval rend aveu d'un ½ fief de haubert. Il a un fils, Jean LEMOYNE qui x Judith du GRIPPEL, soeur de Guillaume et fille de Jean GRIPPEL, Ecuyer, Sgr de la la LANDE et de Catherine de la FRESNAIE.
Ils auraient eu un fils Jacques LEMOINE, Chevalier, Sgr de Sourdeval, Vengeons, Beauchêne qui fut le père de Jacques LEMOINE - vivant en 1575 -, Doyen de l'Eglise Collégiale mais aussi de Messire André LEMOINE, Sgr de Sourdeval, Apillé, Beauchêne, Vengeons, Chevalier de l'Ordre du Roy, Maréchal des Camps, des Armées, Capitaine de 50 hommes d'arme... décédé le 10.12.1602 et qui épousa Haute et puissante Dame Françoise du BOIS.
Ils eurent au moins deux filles qui suivent :
  • Anne de Sourdeval (rappel : les femmes gardaient le nom de SOURDEVAL) qui épouse en 1ère noces le Sgr d'ISIGNY et en 2èmes noces, le Sgr de POUILLE.
  • Isabeau - + 1634- qui épousa Martin du BOSC, Ecuyer (voir plus haut).
*******************************************d'après Hyppolythe SAUVAGE

André LEMOYNE - Sgr de Sourdeval sous François 1er et Henri II - ca 1540 - Gouverneur de Belle-Ile-en-Mer. Décède etre 1558 et 1562. Courageux, il ne cèdera pas l'ile aux Anglais.
Il a 4 enfants minimum qui suivent :
  • Jacques LEMOYNE, Sgr et Patron de Sourdeval - Curé de Husson, à la tête du clergé séculier du Comté de Mortain. Décède la veille de l'assomption 1593. Enterré dans l'église de Sourdeval, sauf le coeur à l'Eglise St-Guillaume de Mortain.
  • André LEMOYNE, Chevalier Sgr de Sourdeval, d'Apilly, de Rousseville, de Beauchêne et de Vengeons ; héritier des vertus guerrières de son père, il reçoit -de son père - la Capitainerie de Belle-ile. Il épouse -avant 1558 - Françoise du BOIS des Arpentis, héritière par ses ancêtres du célèbre Connétable Olivier de CLISSON. Il est décoré du cordon de l'ordre de st St-Michel, par le Roi, pour son courage [s'est illustré à Vire, notamment].
    Elévé au grade de Maréchal des Camps des armées royales, il est Capitaine et Gouverneur de Tombelaine.
    Il est décédé le 17.12.1597 à Paris. Il fut le 1er Grand Bailli de robe courte.
  • Jacques Robert LEMOYNE (un fils N. LEMOYGNE d'ILBERVILLE, Chef d'Escadre et Fondateur de la Colonie de Louisiane en 1705).
  • Hervieu LEMOYNE [voir (8)] : sa descendance vit en Touraine sous le nom de Sourdeval : ce sont Laurent, Antoine, Charles Salomon, Claude Antoine François +1795 et Louis Jacques Antoine +1782.
André et Françoise du BOIS eurent une fille qui épousa Jean, Baron du POILLE, Sgr de St-Hilaire du Harcouêt qui succéda à beau-père au titre de Grand Bailli de Robe Courte.

Je remercie d'avance toute personne qui pourrait me faire parvenir en Mairie de 50150 Sourdeval, des compléments d'information.

SUIVENT DES NOTES QUI PEUVENT S'INTERCALER ...

     -- 15 septembre 1564 - " ci-gist le coeur de feue mademoiselle aleonor d'Achey, espouse du Seigneur de ceans, décédée du 15 jour de septembre 1564 " : c'est l'inscription d'une pierre tombale toujours présente dans le Jardin de l'Europe, devant la Mairie. Elle était l'Epouse de Jean LE MOYNE, Seigneur de Sourdeval. Lorsqu'elle mourut, son coeur recouvert de pierre fut déposé dans la chapelle du vieux château qui borde actuellement le fond du champs de Foire et qui était à l'époque, la demeure des Seigneurs de Sourdeval.

     -- " Discrète et scientifique personne, Jacques LE MOYGNE, Seigneur et Patron de Sourdeval, devient grand doyen de l'Eglise Collégiale et Chapelle Royale de Mortain, Curé de Sourdeval et de Husson ".
Il est à la tête du clergé séculier du Comté de Mortain, comme son frère est le Chef de la Noblesse et de ses autorités militaires ". Il mourut en 1593, la veille de l'Assomption. Il fut enterré dans l'Eglise de Sourdeval, mais son coeur fut confié à l'Eglise Saint-Guillaume de Mortain.

     -- Françoise du BOIS, fut dame d'honneur de la Reine Louise, femme de Henri III.

     -- En 1558, transaction de rentes provenues de la succession sus-mentionnée avec Jean de BRETAGNE, Duc d'Etampes et Gouverneur général de Bretagne. Ces relations de famille et la peine de la perte de son père, attachent bientôt André à la fortune de ce Prince. Il l'accompagne partout dans ses expéditions contre les Huguenots. Il sera décoré du Cordon de l'Ordre de Saint-Michel par le Roi, élevé au grade de Maréchal-de-Camp des armées royales, et fait Capitaine de 50 hommes... et enfin Capitaine et Gouverneur de Tombelaine ".
Jean POILLE lui succédera en tant que Grand Bailli de robe courte (André LE MOINE fut le 1er de cet ordre ou plutôt de Grand-Bailli d'Epée du Comté de Mortain). André, d'ailleurs, Député aux 1ers états de Blois de 1576, par la noblesse du baillage de Caen, représentera le même ordre à l'Assemblée des Etats Généraux, en 1588 où fut assassiné le Duc de Guise. Coïncidence ... le dernier des Seigneurs de Sourdeval, présida également cette Assemblée comme nous le verrons plus loin.

     -- Anne de Sourdeval, Dame d'Apilly, Brieux, les Moustiers, Vengeons ... fut femme en 1ères noces Jean de Brécey, Seigneur d'Isigny, et en ensuite, 2ndes noces de Jean, Seigneur de Poillé (en Bretagne) et de St-Hilaire-du-Harcouêt.

     -- 1634 - Décès d'Isabeau.
Du mariage de Martin du BOSC et d'Isabeau de SOURDEVAL, naquit notamment André du BOSC, Seigneur de Mandreville et de Sourdeval, lequel se maria deux fois. Il eut de sa 2ème femme un fils : Marc du BOSC, Ecuyer Seigneur de Sourdeval, qui épousa Dame du RIER. Ce dernier est mort sans postérité. (5)

Ainsi, l'illustre famille des LE MOYNE de SOURDEVAL, se fondit dans les familles de POILLE et DU BOSC.
Une autre branche de cette famille Le MOYNE, qui avait fondé le fief du Bois-Gobé, à Chèvreville, était éteinte probablement même avant celle de Sourdeval.
Voici néanmoins quelques éléments :
Geoffroy LEMOINE, Ecuyer, Sieur du Bois en Chévreville eut 2 fils :
Geoffroy qui fut Prêtre (rend aveu du fief le 28 décembre 1504) et
Renault, Ecuyer, qui eut un fils nommé Fabien, lequel vendit le fief du Bois-Gobé à Nicolas ABRAHAM, qui en rendit aveu au mois de décembre 1538

(8) Descendance de Hervieu de Sourdeval (LEMOYNE) fils d’André,d’après Arnaud KERFORNE :
Hervieu va se fixer à Merval [Brémontier-Merval aujourd’hui – Seine-Maritime] où il épouse Dame Jeanne de LHERMITTE (famille anoblie en février 1454 avec Robert Lhermitte, Ecuyer, Sgr de la Prée – Rocureur Royal à Rouen) .
  • D’où Louis – Ecuyer qui se marie avec Catherine Françoise AUBIN
  • D’où Jean – Ecuyer qui épouse Madeleine PERIER
  • D’où Jean baptisé le 10 Février 1614 à Gournay-en-Bray (76) marié à Catherine PILLE
  • D’où Antoine – Ecuyer, Sieur du Mesnil, auteur de la branche Bretonne, baptisé le 27 juin 1653 à Gournay, décédé le 4 janvier 1702 à Morlaix (29), paroisse St-Martin. Capitaine dans le Régiment de la Reine, il épouse en 1687 Charlotte AUBIN, Dame de CHAMPOUROUX (fief dans la paroisse de Missiziac – Morbihan) décédée à 91 ans le 15 avril 1743 à Morlaix. Elle était la fille de Jean AUBIN – Ecuyer, Sgr de Gaineru [fief de la paroisse de Ruffiac (56)] et de Jeanne HAMON du COSTIER (noblesse de la paroisse du Vieux-Bourg de Quiatin – Côtes d’Armor).
  • D’où
    • Charles Salomon de Sourdeval,
    • Claude Antoine – Sieur des Morandes qui épouse Delle Marguerite Lucrèce BIOCHE. Ils auront un enfant : Jean Guillaume Antoine de Sourdeval, né le 8 mars 1719 – Paroisse St-Martin à Morlaix
    • Catherine qui suit :
    Catherine de Sourdeval est décédée le 22 juin 1750 à Morlaix. Elle a épousé le 1er décembre 1714 à Ste-Séve (29) Nicolas COSSON, Sieur de KERVODIES (1686-1730), Avocat en la Cour de Morlaix.
  • D’où Catherine COSSON de KERVODIEZ (1726-1789) qui épouse le 4 avril 1758 à Canderneau (29) Noble Homme Elie ROUSSEAU (1703-1782), Sergent Général et d’armée en la province de Bretagne, fils de Maître Jacques ROUSSEAU, Procureur au Présidial de Périgueux.
  • D’où Nicolas ROUSSEAU (1759-1827), Garde-magasin des vivres de la Marine – se marie à Brest le 21 juillet 1789 avec Jeanne GUERIN (1770-1829), fille de Pierre GUERIN (1735-1802), pilote de vaisseaux entretenu par le service du Roy en l’isle d’Ouessant.
  • D’où Jean-François ROUSSEAU (1802-1875) Capitaine de Frégate, Professeur à l’Ecole Navale de Brest. Se marie le 12.2.1835 à Paris avec Marie Caroline ROBERT-DUVILLIER (1811-1882).
  • D’où Amélie ROUSSEAU (1841-1947) qui épouse à Brest son cousin germain Ernest LAFAILLE (1833-1883) Chef de bataillon, fils de Jacques, capitaine d’Infanterie et de Louise Adélaïde ROUSSEAU (sœur de Jean-François ci-avant indiqué).
  • D’où Jules LAFAILLE (1863-1936), Lieutenant Colonel qui épouse Marthe VILLERS à Lorient le 23 avril 1888.
  • D’où Anne LAFAILLE (1903-1976) qui épouse Fernand KERFORNE –Ingénieur Chimiste – le 25 novembre 1924 à Vannes (56).

En page 11 : Autres de SOURDEVAL
LES DU BOSC ...
18 Octobre 1591 : Mort à Rouen de Martin du BOSC, qui laisse deux fils :
André du BOSC, Sieur d’Emandreville et de St-Victor, cité plus haut, qui épousa en premières noces Anne de MEDINE et habita la Haute-Normandie et Nicolas du BOSC, Sieur de Bourneville.

André DUBOSC eut au moins deux enfants : Aymar et Elisabeth du BOSC, qui épousa Gabriel de LESNERAC, Chevalier, Seigneur de Miniville. De ce mariage, est issue Marguerite de LESNERAC, qui épousa le 17 août 1664, François LE NEUF, Seigneur de Saint-Victor, Mantenay, Chrétienville et qui, après la mort de Lucas du BOSC (certainement fils d’Aymar), devint, au droit de sa femme, Seigneur de Sourdeval.

Voici la version de Chamillart (4) :
Louis du BOSC épouse Melle Marie des PLANCHES en 1533. Ils ont un fils Martin qui épouse Isabeau de SORTEVAL (Sourdeval) en 1571. D’où 2 fils :
A – André qui se marie avec Delle Marguerite des CHAMPS en 1600
Ils auront un fils Aymar, Ecuyer, Sieur de Sourdeval et demeurant à Sourdeval.
B – Nicolas qui épouse Charlotte du QUESNE en 1618
Ils auront deux fils : André, Ecuyer, demeurant à Etreville – 32 ans – « je suppose en 1666 à la date de recherche de Noblesse » et Philippe, Ecuyer qui épouse Delle Françoise ARTHUR en 1659 demeurant St-Aubin-de-Terregate, tous deux Sieurs de la Cour, de Beauchesne et Bourneville.

Compléments (5) :
Martin du BOSC est décédé le 18.10.1591 à l’âge de 66 ans. Il est donc né ca 1525 et il avait un frère ainé, Jean du BOSC, Sieur de Mandreville qui fut décapité et son corps pendu le 1.11.1562.
André fils Nicolas aura plusieurs enfants tandis que Philippe fils Nicolas également et Delle ARTHUR, n’aurons pas d’enfants.

D’après A de Tesson, les armes de Philippe du Bosc, Ecuyer, Sieur de Beauchesne et Bourneville sont « d’Argent à un arbre de sinople »
Du BOSC : « de gueule à la croix échiquetée de 3 traits d’argent et de sable cantonnée de 4 lions d’or.

Blason des du BOSC
Les derniers Seigneurs de Sourdeval : Les le NEUF

Blason des LE NEUF
Cette famille est de la Ville de Caen. Ils furent déchus le 24.9.1666 (4). François et Pierre le NEUF furent maintenus par arrêt du Conseil le 1.9.1667.

1697 - De François le NEUF et de Marguerite LESNERAC, est né Gabriel le NEUF de Mantenay, qui était Seigneur de Sourdeval en 1697. Il fit réédifier le Château de Sourdeval vers 1734.

1764 - Le dernier Seigneur de Sourdeval fut Messire Louis-Bernardin le NEUF, Enseigne des Vaisseaux du Roi, Chevalier de Saint-Louis, en faveur duquel Louis XVI donna, en mai 1764, des lettres patentes, portant l’union des fiefs et des terres de Sourdeval, la Pavellière, la Vénurie, le Mesnil-Adelée (fief en Sourdeval), les Brûlais et Eron.

1789- Par une singulière coïncidence, le dernier des Le NEUF de Sourdeval, héritier de ces LE MOYGNE, [qui avaient donné leurs armes à la Ville], présida l’Assemblée de la Noblesse du Grand Baillage du Cotentin, lorsqu’elle se réunit, en 1789, pour députer aux Etats Généraux.

Lui et son fils, furent de ceux qui offrirent généreusement leur liberté et leur vie en otage pour la délivrance de Louis XVI, après son arrestation à Varennes. Le père le paya de sa vie.

9 mai 1794 – Louis Bernardin-le-Neuf, Comte de Sourdeval, âgé de 69 ans, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire fut l’un des 24 inculpés faisant partie de la même charrette que la Princesse Elisabeth, sœur du Roi. Il fut exécuté le 21ème, Elisabeth, le fut la dernière.
C’est lui qui avait fait édifier cette fontaine avec un obélisque que l’on peut toujours admirer dans la rue principale de Sourdeval.
Les LE NEUF portaient les armoiries "de gueule à 3 coussins d’or".

C’est cette lignée qui avait donné son nom à la Ville de SOURDEVAL-LE-NEUF, devenue, on sait pourquoi, SOURDEVAL-LA-BARRE, après la Révolution.

Louis Bernardin LE NEUF et Marie Jeanne LE NEUF son épouse (et nièce) eurent 3 enfants qui suivent :
  • Alexandre Louis Nicolas Hyppolyte LE NEUF, né le 23 mars 1773 – Sous-Lieutenant dans le 36e d’Infanterie. Il abandonna le service le 26.9.1791
  • Angélique Julie LE NEUF, née en 1774, mariée le 20.01.1795 à Charles Pierre Jean LEROY – 32 ans, veuf de Marguerite Charlotte Octavie GOUIN
  • Aimée Nicole Elisabeth Sophie LE NEUF.
La mère et les deux filles furent incarcérées du 1er avril au 15 octobre 1794. Elles habitaient à cette époque à Pierrefitte en Seine-et-Oise.
On retrouve Mme de Sourdeval et sa fille, Aimée, au mariage de Pierre QUEDRUE, leur serviteur, avec Anne LEBOUTEILLER qui eut lieu en l’église St-Martin-de-Sourdeval le 28 avril 1800. Marie Jeanne LE NEUF , Vve de Louis Bernardin LE NEUF, vivait encore en 1828. Elle habitait en son hôtel, à Caen.

D’après A. de Tesson, les armoiries des LE NEUF sont « de gueules à 3 coussinets d’or, les houppes posées en sautoir ».
Toujours du même auteur :  « Sourdeval fut érigée en Comté l’an 1764 en faveur de Louis Bernardin-le-Neuf – manuscrits du Dr Cousin, Tome XIII, pe 168 et Mém. Soc. Arch – Tome XI –pe97 -. Et, en 1742, existe un acte de fief pour a Evariste Gabriel – Pierre, Sgr de St-Victor, Chapelain de la Chapelle des Champs ».

Autres de Sourdeval – relevés de M. KERFORNE

  • aux Archives Départementales de l’Ile-et-Vilaine
    Côte C 2521 – année 1760 : correspondance de l’intendant de Bretagne avec les commissaires de guerre relative au décès de M. de Sourdeval, Garde magasin du Roy
  • aux Archives Départementales du Finistère Côte B 1807 – année 1780 : mise en tutelle des enfants de Louis Jacques Antoine de Sourdeval (cf page 6 = fils de Hervieu - +1782) Chevalier de St-Louis, Chef de Brigade au Régiment de Toul. Décédé à Brest – Epoux de Sophie PLAINPEL
  • Dans le Calvados  Mariage le 14 novembre 1716 à Epinay-sur-Odon de Thomas de Sourdeval originaire de Ste-Marie-Laumont (14) fils de Martin et de Suzanne BRUNE avec Marie COTELLE.
  • Dans le Seine-Maritime Mariage paroisse St-Nicolas à Rouen, le 9 juillet 1702, de Michel LE TELLIER avec Marie-Françoise de Sourdeval fille de Philippe et Françoise VADEINE.
Christian Mulot
novembre 2005.
          (1) Revue du Mortainais no21 du 25 janvier 1928 – extrait de la Noblesse du Mortainais par Julien Pitard, Sgr de St-Jean-du-Corail en 1700.
          (2) Notes de l’Abbé Picard.
          (3) Revue du Mortainais no20 du 25 janvier 1927 – extrait de la Noblesse du Mortainais par Julien Pitard, Sgr de St-Jean-du-Corail en 1700.
          (4)Recherche de Noblesse – R. Chamillart           (5) La Noblesse du Mortainais par Jullien Pitard Autres sources : Notes de M. Calandot – Flashes sur l’histoire de Sourdeval par la Mairie de Sourdeval – Bulletins Municipaux et Intercommunaux de Sourdeval – Sourdeval-la-Barre par Hyppolythe Sauvage, avocat. – Armorial d’Avranches et de Mortain de A. de Tesson - Guillaume le Conquérant d’Annie Fettu - Owner of the manor of Sewerby of Colin Breeze (6) - A short history of the family of Routh (Routh équivalant Sourdeval par déformation) de John Arnett (7) – la Généalogie d’Arnaud Kerforne (8).


Date de mise à jour 04/03/2005